PROCHE-ORIENT : Netanyahu, le boucher de GAZA
La Défense civile de Gaza a annoncé des dizaines de morts, dont des enfants, suite à des frappes israéliennes ce samedi dans le territoire palestinien assiégé, affamé et dévasté par la volonté d’un homme, devenu le boucher de Gaza, dont la cruauté est sans limite.

Dans l’enceinte de l’hôpital Nasser de Khan Younès dans le sud de Gaza, des Palestiniens pleurent devant les corps de leurs proches dont celui d’un enfant, placés dans des housses blanches, selon des images de l’AFP. Un homme tente de consoler deux femmes en larmes. D’autres récitent la prière des morts.
« Un missile largué par un avion est tombé sur la maison et l’a détruite. Il n’y avait que des civils, ma soeur, son mari et leurs deux enfants ont été tués », raconte à l’AFP Wissam Al-Madhoun à l’hôpital.
« On a trouvé leurs corps dans la rue. Qu’a fait cet enfant contre Netanyahu pour mériter cela? », s’est-il exclamé, en référence au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.
Selon le porte-parole de la défense civile, Mahmoud Bassal, « au moins 15 Palestiniens dont des femmes et des enfants ont péri dans les frappes israéliennes » dans la bande de Gaza, où les quelque 2,4 millions d’habitants sont confrontés à de graves pénuries d’eau, de nourriture et de médicaments.
Quatre Palestiniens dont un enfant ont été tués dans la région d’al-Touffah (nord), et cinq dans une frappe « contre un rassemblement de citoyens attendant des camions d’aide à l’ouest de Khan Younès », a-t-il précisé.
Dans le quartier d’Amal à Khan Younès, « quatre martyrs, membres d’une même famille, sont tombés après une frappe contre un appartement », a dit M. Bassal, en faisant état de deux morts à Nousseirat (centre).
Israël assiège la bande de Gaza depuis le début de la guerre et interdit l’accès du territoire aux journalistes venant de l’extérieur.
Après une trêve de deux mois ayant permis le retour d’une trentaine d’otages israéliens (dont huit morts) en échange de la libération de quelque 1.800 prisonniers palestiniens, Israël a repris son offensive le 18 mars à Gaza.
Les négociations indirectes entre Israël et le Hamas, qui a pris le pouvoir à Gaza en 2007, sont au point mort.

– « Ma fille demande du pain » –
Face à une indignation croissante à l’international sur l’interdiction par Israël de l’entrée de l’aide humanitaire à Gaza depuis le 2 mars, Israël a commencé à laisser passer l’aide lundi, au compte-gouttes.
Les camions autorisés par Israël ne représentent « qu’une pincée d’aide alors qu’un déluge est nécessaire », a dit Antonio Guterres, le patron de l’ONU.
Samedi, la municipalité de Gaza-ville a lancé un appel à l’aide pour la réparation et la réhabilitation « des installations d’eau détruites », faisant état « d’une crise majeure de l’eau » à l’approche de l’été.
« Je lance un appel au monde pour qu’il nous aide. Nous avons besoin d’eau potable et de la nourriture. Ma fille demande du pain depuis ce matin et nous n’avons rien à lui donner », affirme Nady Nasrallah, une déplacée à Gaza-ville (nord).
L’attaque des commandos du Hamas en Israël le 7 octobre 2023 a entraîné la mort de 1.218 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP à partir de données officielles. Sur 251 personnes enlevées ce jour-là, 57 restent retenues dans Gaza, dont au moins 34 sont mortes, selon les autorités israéliennes.
Plus de 53.901 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués à Gaza par la campagne de représailles militaires israéliennes, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.
