ISRAEL / IRAN / USA : Tour d’horizon des réactions
Téhéran accuse les États-Unis de «faire exploser» la diplomatie, après la décision de Trump de venir en aide à Netanyahu et d’attaquer cette nuit les trois sites nucléaires iraniens de Fordo, Natanz et Ispahan.

FRANCE
Le président Emmanuel Macron, qui a échangé ce dimanche avec le prince héritier d’Arabie saoudite et le sultan d’Oman, « entend poursuivre dans les prochaines heures ses contacts avec ses partenaires européens et les leaders de la région » après les frappes américaines sur les sites nucléaires iraniens. Un conseil de défense est organisé ce dimanche en fin de journée.
Sur X, le quai d’Orsay déclare que « La France a pris connaissance avec préoccupation des frappes menées cette nuit par les États-Unis d’Amérique contre trois sites du programme nucléaire iranien. Elle n’a participé ni à ces frappes ni à leur planification »
TURQUIE
Le ministère turc des Affaires étrangères a déclaré dans un communiqué que « la Turquie est profondément préoccupée par les conséquences possibles de l’attaque américaine contre les installations nucléaires de la République islamique d’Iran. »
ARABIE SAOUDITE
l’Arabie saoudite par le biais de son ministère des affaires étrangères condamne l’attaque américaine sur les sites nucléaires iranien. Le pays a été placée en état d’alerte élevé
RUSSIE
Moscou a fermement condamné les frappes américaines contre des sites nucléaires en Iran. Dans un communiqué, la diplomatie russe déclare que « La décision irresponsable de mener des frappes de missiles et de bombes sur le territoire d’un État souverain, quels que soient les arguments avancés, viole de manière flagrante le droit international »
AIEA
L’Agence internationale de l’énergie atomique annonce que « Les frappes militaires conduites contre le site nucléaire d’Ispahan ont touché six bâtiments qui s’ajoutent aux quatre déjà endommagés, mais ils ne contenaient pas ou contenaient peu de matériel nucléaire »
Rafael Grossi, le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a annoncé la convocation d’une réunion extraordinaire
ÉMIRATS ARABES UNIS
Les Émirats appellent « à une cessation immédiate de l’escalade afin d’éviter de graves répercussions et un glissement vers de nouveaux niveaux d’instabilité », a affirmé le ministère émirati des Affaires étrangères dans un communiqué, en plaidant pour la « diplomatie et le dialogue »
ÉGYPTE
Dans un communiqué la diplomatie égyptienne a mis en garde contre « le risque de voir la région glisser vers plus de chaos et de tensions », condamnant une « escalade accélérée qui menace d’avoir de dangereuses répercussions sur la sécurité et la paix régionales et internationales ». « Les solutions politiques et les négociations diplomatiques – et non les solutions militaires – sont la seule voie vers une sortie de crise. »
INDE
Le Premier ministre indien Narendra Modi, fait part de sa part « profonde préoccupation » et appelle à « une désescalade immédiate » lors d’un entretien téléphonique avec le président iranien Massoud Pezeshkian. « Nous avons discuté en détail de la situation
UE
Le président du Conseil européen, Antonio Costa, se dit « profondément alarmé par les nouvelles en provenance du Moyen-Orient » et appelle « toutes les parties à faire preuve de retenue et à respecter le droit international et la sûreté nucléaire. La diplomatie reste le seul moyen de ramener la paix et la sécurité dans la région du Moyen-Orient, ajoute-t-il. Trop de civils seront à nouveau victimes d’une nouvelle escalade. L’UE continuera à travailler avec les parties et ses partenaires pour trouver une solution pacifique à la table des négociations. »
Kaja Kallas, la cheffe de la diplomatie européenne appelle à une désescalade « J’exhorte toutes les parties à faire un pas en arrière, à revenir à la table des négociations et à éviter toute escalade supplémentaire »
ALLEMAGNE
Après une déclaration pour le moins douteuse au début de la guerre du chancelier allemand Friedrich Mertz déclarant que Israël « fait le sale boulot » pour les européens, cette fois ci il a apparemment trouvé quelqu’un pour rédiger son communiqué par lequel il fait un « appel à l’Iran pour qu’il entame immédiatement des négociations avec les Etats-Unis et Israël afin de parvenir à une solution diplomatique au conflit »
QATAR
Doha qui fait déjà le médiateur entre Israël et le Hamas dans la guerre à Gaza, a mis en garde les parties au conflit après les frappes américaines de cette nuit.
« L’escalade dangereuse actuelle dans la région peut entraîner des conséquences catastrophiques tant au niveau régional qu’international », a affirmé le ministère qatari des Affaires étrangères, appelant « toutes les parties à faire preuve de sagesse, de retenue et à éviter toute nouvelle escalade ».
YÉMEN
Les rebelles houthis du Yémen déclare que « l’agression de l’administration imprudente de Trump contre trois sites nucléaires iraniens est une déclaration de guerre flagrante contre le peuple frère iranien ». Dans un communiqué, le gouvernement houthi a annoncé que ses forces armées étaient prêtes « à cibler les navires et les bâtiments américains en mer Rouge. »
OMAN
Oman, qui assurait le rôle de médiateur entre les États-Unis et l’Iran dans les discussions sur le nucléaire, a condamné « cette agression illégale » américaine et appelle à « une désescalade immédiate ». « L’action menée par les « États-Unis menace d’élargir l’étendue de la guerre et constitue une violation grave du droit international » selon le ministère des affaires étrangères.
ALGÉRIE
Le ministère des Affaires étrangères déclare dans un communiqué que l’intervention américaine en soutien à Israël va aggraver la situation dans la région, insistant sur la « nécessité d’un cessez-le-feu, d’un retour à la table des négociations et d’une recherche sincère et de bonne foi d’une solution pacifique au dossier nucléaire iranien ».
Pour Alger « la sensibilité et la gravité » de la situation imposent à tous le monde de « tirer les leçons de l’histoire de la région, qui prouve sans l’ombre d’un doute que les moyens militaires n’ont jamais résolu les problèmes qui la touchent ».
