ISRAËL / IRAN / USA : La loi de la jungle

Trump reproduit « Bush 2003 » en pire. La décision du président américain, sous la contrainte israélienne, de mener dans la nuit de ce dimanche des frappes américaines sur l’Iran, signerait ainsi l’entrée des USA dans la guerre entre Israël et l’Iran, pourrait être la reproduction dans sa pire version des actions menées par Bush fils en 2003 lors de l’invasion de l’Irak.

Car si en 2003 l’ancien président Bush Jr et son administration ont tenté de justifier l’invasion de l’Irak avec l’existence des fameuses armes de destructions massives quitte à en fabriquer maladroitement et grossièrement les preuves, Donald Trump et l’actuel administration ne s’embarrasse plus de cet effort pour mener des attaques sur l’Iran en dehors de tout cadre légal. Des attaques qui elle même sont là pour appuyer celles d’Israël en violation total du droit internationale et de la charte des Nations Unies.

Comment expliquer qu’un pays, Israel, non signataire du TNP ( traité de non prolifération) et détenteur de l’arme nucléaire, décide unilatéralement d’attaquer un autre pays, l’Iran, qui lui est signataire du TNP et qui n’est pas détenteur de l’arme nucléaire, le tout dans un silence assourdissant de la communauté internationale qui, le moins qu’on puisse dire, a l’invocation à géométrie variable du droit international.

Le droit international, héritage de deux guerres mondiales, est ce qui permet à un monde de fonctionner tant bien que mal. Et en un temps record il a volé en éclat, laissant place à la loi de la jungle ou le plus fort dicte sa loi, c’est alors qu’on renforce ce qu’on prétend hypocritement combattre.

Si les attaques unilatérales d’Israël puis des Etats-Unis sont motivées par leurs volontés communes d’empêcher l’Iran de se doter de l’arme nucléaire, ce qui est loin d’être le cas, il ne fait que démontrer la nécessité pour les autre nations à travers le monde que le meilleur moyens de se protéger est d’être soi même une puissance nucléaire, accréditant ainsi, à bas bruit, la démarche la Corée du Nord.

Les décisions d’un homme, Netanyahu, sous mandat d’arrêt international pour « crimes de guerres » et « crimes contre l’humanité » qui a entrainé avec lui, Trump, l’homme à la tête de la première puissance mondiale, pourrait plonger le monde dans des lendemains qui déchantent.

Comme en 2003 avec Bush fils en Irak, Netanyahu est toujours là pour allumer le feu, souffler sur les braises et sacrifier autant de civils que nécessaire tant que ça lui permet de rester au pouvoir.

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