GUERRE IRAN : Merz en mode « toutou » dans le bureau ovale
Reçu ce mardi au bureau ovale, dont la décoration « bling-bling » de l’actuel locataire de la maison blanche fait mal aux yeux autant que le discours fait mal aux oreilles, le chancelier allemand Friedrich Merz a assisté, avec une docilité gênante tel un enfant qui se fait gronder par un adulte, aux propos virulents de Trump sur sa propre concitoyenne et de surcroit ancienne chancelière : Angela Merkel, ainsi que les menaces d’embargo économique sur un pays européen, en l’occurrence l’Espagne et ce juste pour ne pas avoir soutenu la guerre en Iran sur la base du droit international.

A coté d’un Friedrich Merz passif regardant ses chaussures dans une situation gênante si ce n’est humiliante, Donald Trump s’est lancé dans une diatribe d’abord à l’encontre de l’ancienne chancelière allemande Angela Merkel avant d’enchainer dans un long monologue de menaces économiques contre un pays européen : L’Espagne.
« Nous allons cesser tout commerce avec l’Espagne. Nous ne voulons pas entendre parler de l’Espagne », a déclaré le président américain depuis la Maison Blanche, où il reçoit le dirigeant d’un autre pays européen, le chancelier allemand Friedrich Merz.
« L’Espagne a été terrible », a attaqué Donald Trump, en reprochant au gouvernement socialiste de Pedro Sanchez de refuser à l’aviation américaine l’accès à des bases militaires situées dans le sud du pays pour sa campagne militaire contre l’Iran.
« C’est le seul pays de l’Otan qui n’a pas accepté de consacrer 5% » de son PIB à des dépenses de dépense, comme le veut le nouvel objectif de l’Otan poussé par Washington, a-t-il aussi rappelé.
« L’Espagne a été très, très peu coopérative », a encore regretté Donald Trump.
Dans un communiqué, le gouvernement espagnol a réagi aux propos du président américain en assurant que l’Espagne était « un partenaire commercial fiable pour 195 pays dans le monde », dont les États-Unis.
« Si l’administration américaine souhaite revoir (sa relation commerciale avec l’Espagne), elle devra le faire dans le respect de l’autonomie des entreprises privées, de la légalité internationale et des accords bilatéraux entre l’Union européenne et les Etats-Unis », indique ce communiqué.
« Notre pays dispose des ressources nécessaires pour contenir d’éventuels impacts, aider les secteurs qui pourraient être affectés et diversifier les chaînes d’approvisionnement », est-il aussi écrit.
Plus tôt dans la journée, avant les propos de Donald Trump sur son pays, le ministre des Affaires étrangères espagnol José Manuel Albares avait déclaré n’avoir « eu aucune conversation avec aucun représentant nord-américain » ni n’avoir « reçu aucune plainte » au sujet des bases militaires de Rota et Moron.
Il avait souligné que ces bases, utilisées « conjointement avec les États-Unis », étaient « sous souveraineté espagnole ».
