ISRAËL / IRAN : Le G7 piétine le droit international
Les dirigeants du G7 ont publié une déclaration commune appelant à la « désescalade » et affirmant le droit d’Israël à « se défendre » alors qu’Israël n’est pas le pays agressé, il est le pays, dont le premier ministre sous mandat d’arrêt du TPI pour « crimes de guerres » et « crime contre l’humanité », a attaqué en premier un autre pays souverain avec des « frappes préventives » en violation total du droit international. Ce qui n’a pas l’air de déranger les membres du G7

Si les inquiétudes de voir un jour le régime dictatorial Iranien disposer d’une arme nucléaire sont légitimes, il n’en demeure pas moins que le comble de cette situation, au delà des pertes civiles des deux pays, est que Israël, pays non signataire du TNP (traité de non prolifération) et détenteur de l’arme nucléaire en dehors de tout cadre légal, justifie ses « frappes préventives » par l’objectif d’empêcher l’Iran, pays signataire du TNP, d’accéder dans le futur au programme nucléaire militaire.
Pour les membres du G7, dont la plupart des pays sont à l’origine de la rédaction du droit international, le fait que ce dit droit est en train de partir en lambeau jour après jour, ne les dérangent aucunement. Dans la déclaration finale du sommet, ils affirment le droit d’Israël « à se défendre » alors qu’Israël n’a pas été attaqué. Selon eux, « l’Iran est la principale source d’instabilité et de terrorisme dans la région ».
Quand à la question du « génocide » à Gaza et de la Palestine en général, elle est reléguée dans une remise aux fin fond du jardin des rocheuses.
– Carnage à Gaza et un Moyen-Orient au bord du gouffre –
Donald Trump renforce l’incertitude autour de l’affrontement militaire entre Israël et l’Iran, sujet principal des discussions entre les dirigeants des pays du « groupe des 7 » (Allemagne, Royaume-Uni, Canada, Etats-Unis, France, Italie et Japon) qui vont se poursuivre mardi sans le président américain.
Le président américain va se rendre dans la « Situation Room », la salle de crise de la Maison Blanche où ils réunit son conseil de sécurité nationale dans les moments de crise géopolitique ou lorsqu’il ordonne des opérations militaires importantes.
Multipliant des signaux contradictoires dans une confusion totale, Trump avait assuré dans la journée qu’un « accord » allait être trouvé concernant le conflit entre l’Iran et Israël. Avant de lancer sur son réseau Truth Social ce message alarmiste: « Tout le monde devrait évacuer Téhéran immédiatement. »
Alors que les spéculations enflent sur une participation américaine active à l’offensive aérienne sans précédent d’Israël, la Maison Blanche a redit que les forces américaines restaient « dans une posture défensive » au Moyen-Orient.
Le site Axios affirme par ailleurs que l’exécutif américain n’a pas abandonné la voie diplomatique, et discute avec l’Iran d’une possible rencontre entre l’émissaire spécial pour le Moyen-Orient Steve Witkoff et le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi.
Pendant ce temps et dans une indifférence quasi générale, des tirs israéliens font plus de 50 morts, en majorité des femmes et des enfants, près d’un centre de distribution d’aide alimentaire.
