UE / ÉLECTIONS : M. Toussaint refuse « les gauches irréconciliables »
Marie Toussaint « ne croit pas aux gauches irréconciliables », mais a déploré mardi sur Public Sénat « la brutalisation de la vie politique » à gauche, réclamant de « la clarté » des ses partenaires PS et LFI.

La tête de liste écologiste, créditée entre 5,5 et 8% des intentions de vote, qui avait prôné la « douceur » en politique, a récusé tout changement de ton dans sa campagne, même si samedi dernier en meeting à Bordeaux, elle a taclé les deux camps, critiquant « le flou » de l’un et « la brutalité » de l’autre.
« J’ai toujours dit que je refusais la guerre des gauches et que je refusais que nous construisions des fossés infranchissables entre les partenaires de gauche », a rappelé Marie Toussaint sur Public Sénat, soulignant qu’elle avait « proposé un pacte de non-agression », mais avait été « bien seule à le mettre sur la table ».
« Qu’est-ce qui s’est passé depuis? Eh bien, on a eu une brutalisation de la vie politique », a-t-elle déploré, disant tenir « à ce que les gauches puissent travailler ensemble » et puissent « débattre sans combattre ».
« Samedi, j’ai demandé à la liste socialiste d’agir dans la clarté, c’est-à-dire de dire ce que votaient vraiment les socialistes au niveau européen, qui est très différent de ce qui est malheureusement dit en France », a-t-elle asséné, affirmant que « les socialistes européens ont voté pour l’austérité, ont voté pour les mégacamions, ont voté pour le détricotage environnemental de la Politique agricole commune ».
« J’ai bien peur que les mots utilisés en France créent de la confusion sur ce que vote vraiment la famille européenne socialiste », a-t-elle ajouté.
En ce qui concerne Jean-Luc Mélenchon, elle lui a demandé « de la modération ».
« Restons modérés, n’empêchons pas notre capacité de construire ensemble par la suite », a-t-elle dit, jugeant que Jean-Luc Mélenchon, « il l’a dit lui-même, n’est aujourd’hui pas en campagne électorale européenne, mais en campagne pour sa quatrième élection présidentielle et sa stratégie, c’est de diviser la gauche aujourd’hui pour mieux la réunir derrière lui »
« Je ne crois pas aux gauches irréconciliables », et « je mettrai toute mon énergie à ce que ce ne soit pas le cas », a-t-elle ajouté.
